Le 29 mars 2026, le patriarche latin de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa, a été empêché par la police israélienne d’accéder à l’église du Saint-Sépulcre pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux. Une décision exceptionnelle, dénoncée comme une première depuis des siècles par les autorités chrétiennes locales.
Le lendemain, face à une vague d’indignation internationale, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a finalement ordonné de rétablir un accès « total et immédiat » au lieu saint.
Les autorités israéliennes ont invoqué un contexte sécuritaire exceptionnel. Depuis fin février, la région est marquée par une escalade militaire avec l’Iran, incluant des tirs de missiles ayant touché les abords de la Vieille ville de Jérusalem.
Dans ce cadre, les rassemblements religieux ont été fortement limités pour les trois religions monothéistes, avec des restrictions d’accès aux synagogues, mosquées et églises, notamment durant le mois de Ramadan.
Plusieurs dirigeants européens ont vivement réagi. Emmanuel Macron a dénoncé une atteinte préoccupante au statut des lieux saints, tandis que Giorgia Meloni a parlé d’une « offense » envers les croyants.
D’autres pays, comme la Jordanie ou l’Espagne, ont également critiqué une violation de la liberté religieuse et du statu quo historique à Jérusalem.
Le Vatican, de son côté, a évoqué une situation particulièrement grave pour les chrétiens du monde entier.
Face à ces réactions, Benjamin Netanyahu a rapidement assuré qu’il n’y avait « aucune intention malveillante », mais uniquement une volonté de garantir la sécurité.
Il a annoncé la mise en place de nouvelles mesures pour permettre aux responsables religieux d’accéder au site durant la Semaine sainte, marquant un rétropédalage rapide du gouvernement.
Cet épisode illustre les tensions constantes entre impératifs sécuritaires et liberté religieuse dans une ville où les lieux saints sont au cœur d’enjeux politiques majeurs.
Il montre aussi la fragilité du statu quo à Jérusalem, où chaque restriction peut rapidement prendre une dimension internationale.
Cet événement dépasse le cadre local : il touche à la liberté de culte dans un lieu central pour des milliards de croyants et montre comment un contexte géopolitique peut directement impacter les pratiques religieuses.