La décision du juge
Le juge des référés, saisi en urgence par l'avocat de l'association Musulmans de France, a estimé que les troubles à l'ordre public invoqués par le préfet pour justifier l'interdiction n'étaient pas suffisamment établis par les éléments du dossier. La préfecture avait notamment mis en avant un risque terroriste visant la communauté musulmane. De son côté, l'association organisatrice avait dénoncé une atteinte manifeste à la liberté de réunion, un droit fondamental garanti par la Constitution.
Un événement qui peut donc se tenir
La Rencontre annuelle des musulmans de France est l'un des plus grands rassemblements islamiques d'Europe. Son maintien, après une interdiction préfectorale levée en quelques heures par la justice, illustre la tension croissante autour de la gestion des événements religieux dans l'espace public français, et les limites légales du pouvoir de police administrative. L'événement se poursuit jusqu'au lundi 6 avril au Bourget, en Seine-Saint-Denis.