Le maire de New-York écarté de la cérémonie du 11 septembre -
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Le maire de New-York écarté de la cérémonie du 11 septembre
Christianisme • Moyen Âge • Croisades

À l'approche du 25ᵉ anniversaire du 11-Septembre, une pétition vise à écarter le maire de New York de la cérémonie?

À quelques semaines du 25ᵉ anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, une controverse agite New York autour de la participation du maire de la ville, Zohran Mamdani, à la cérémonie officielle d'hommage prévue à Ground Zero.

Commémoration internationale
Pétition

À l'origine de l'initiative se trouve Giovanni Galante, dont l'épouse Grace Catherine Galante, 29 ans, est morte dans la tour nord du World Trade Center, où elle travaillait au 105ᵉ étage. Lancée début juillet sur Change.org, sa pétition demande aux organisateurs de la cérémonie (le National September 11 Memorial & Museum) de reconsidérer la participation du maire. Le texte a rapidement dépassé les 30 000 signatures.

La pétition ne s'appuie pas sur des citations directes de Zohran Mamdani, mais sur ce que ses auteurs présentent comme un ensemble d'éléments contextuels : son refus, pendant la campagne, de condamner explicitement l'expression « globalize the intifada », son choix de nommer Ramzi Kassem — avocat ayant notamment défendu un homme condamné dans une affaire liée à Al-Qaïda — comme conseiller juridique de la ville, des propos tenus par le passé sur la radicalisation d'Anwar al-Awlaki, ainsi que des marques de soutien exprimées envers l'imam de Brooklyn Siraj Wahhaj, présenté par les pétitionnaires comme proche de mouvances radicales. Le texte évoque également certains écrits publiés par le père du maire peu après les attentats.

« Notre objection repose sur son bilan public, son incapacité à reconnaître pleinement l'horreur de cette journée, et le fait qu'il ait employé, soutenu ou fréquenté des personnes ayant minimisé le 11-Septembre, défendu des terroristes, voire suggéré que l'Amérique avait "mérité" les attentats », a déclaré Giovanni Galante à la presse. « Ce jour est sacré pour nous. »

Monica Iken Murphy, dont le mari Michael, 37 ans, est mort dans la tour sud, fait partie des signataires. Elle explique vouloir que cette cérémonie reste un moment de recueillement, à l'écart de toute polémique politique. Le militant John Feal, très engagé auprès des secouristes du 11-Septembre, estime pour sa part que le maire devrait démontrer un engagement concret envers cette communauté avant d'y participer. Un ancien secouriste, cité par le New York Post, a exprimé une position similaire, jugeant que le souhait des familles de vivre ce moment sereinement doit être entendu si la présence du maire ravive leur douleur.

Une pétition qui ne fait pas consensus

Plusieurs médias américains ont toutefois nuancé la portée de cette initiative. Le nombre exact de familles de victimes signataires reste difficile à établir : les organisateurs avancent une estimation d'environ 300 personnes concernées, sans disposer d'une liste vérifiée. Le site Popular Information a par ailleurs relevé que l'argumentaire de la pétition repose largement sur des liens indirects (associations, propos de tiers) plutôt que sur des déclarations de Zohran Mamdani lui-même, et a rappelé que Giovanni Galante est un donateur républicain déclaré.

Le porte-parole du 9/11 Memorial & Museum a rappelé que la cérémonie a toujours été conçue comme un événement apolitique : les représentants des pouvoirs publics, quelle que soit leur sensibilité, y sont traditionnellement invités à titre protocolaire, sans prendre la parole pendant l'hommage.

Mamdani confirme sa participation ?

Interrogé sur cette pétition, Zohran Mamdani, premier maire musulman de l'histoire de New York, a indiqué qu'il comptait bien assister à la cérémonie. Il a affirmé vouloir honorer les familles des victimes, les survivants et les secouristes, tout en rappelant que le souvenir du 11-Septembre devait continuer à rassembler les New-Yorkais.

Cette controverse s'inscrit dans un contexte plus large : depuis son élection, Zohran Mamdani fait régulièrement l'objet de critiques liées à sa religion et à ses positions sur le conflit israélo-palestinien, notamment après son opposition à une visite du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à New York.