Gélatine, E120, alcool, émulsifiants : comprendre les additifs alimentaires qui interrogent de nombreux consommateurs halal et casher.
Dans les rayons des supermarchés, les listes d’ingrédients ressemblent souvent à une langue codée : E120, E471, arômes, gélatine, mono-diglycérides ou encore acide stéarique.
Ces additifs alimentaires sont utilisés pour colorer, conserver, épaissir ou stabiliser les produits industriels. La plupart sont parfaitement autorisés par les autorités sanitaires.
Pourtant, certains soulèvent des questions religieuses ou éthiques importantes pour des consommateurs musulmans et juifs pratiquants. Leur origine animale, végétale ou alcoolisée peut parfois poser problème.
« Derrière un simple code peut se cacher toute une chaîne de fabrication. »
La gélatine est l’un des ingrédients les plus surveillés dans les alimentations halal et casher. Elle est généralement produite à partir de collagène animal provenant du porc ou du bœuf.
On la retrouve dans de nombreux produits du quotidien : bonbons, desserts industriels, mousses, yaourts ou encore médicaments.
Le E120, aussi appelé cochenille ou carmin, est un colorant rouge obtenu à partir d’un insecte séché.
Utilisé dans certaines boissons, pâtisseries, bonbons ou produits transformés, il suscite régulièrement des interrogations religieuses.
Colorant rouge issu d’un insecte.
Le E471 correspond à des mono- et diglycérides d’acides gras utilisés pour stabiliser les préparations industrielles.
Le problème : leur origine peut être végétale… ou animale.
L’alcool n’est pas présent uniquement dans les boissons. On le retrouve aussi dans certains arômes, desserts, chocolats ou sauces industrielles.
Dans certains cas, il est utilisé comme conservateur ou support aromatique.
« Certains ingrédients invisibles sont pourtant omniprésents dans l’industrie alimentaire. »
Comprendre les additifs alimentaires ne signifie pas tomber dans la peur ou la suspicion permanente. La plupart de ces substances sont utilisées quotidiennement dans l’industrie alimentaire mondiale.
Mais pour certains consommateurs, connaître l’origine des ingrédients reste une manière de consommer en cohérence avec leurs convictions religieuses ou éthiques.
Lire une étiquette devient alors un geste culturel autant qu’alimentaire.