Un collectif catholique local, « Ainsi-soit-il06 », a fermement rejeté toute accusation de proximité avec des groupes d’extrême droite, après la diffusion d’un reportage télévisé liant indirectement ses actions à des actes à caractère raciste.
Le groupe, actif dans les Alpes-Maritimes, s’est fait connaître ces derniers mois par l’installation de croix dans l’arrière-pays niçois, notamment autour de Tourrettes-sur-Loup. Une démarche qu’il présente comme spirituelle et patrimoniale, visant à « témoigner de la foi chrétienne » et à restaurer des symboles religieux.
Sur les réseaux sociaux, ses membres dénoncent un amalgame qu’ils jugent injustifié, affirmant que leurs actions s’inscrivent dans une logique religieuse et non politique. Ils condamnent également toute tentative d’association avec des idéologies racistes, qu’ils disent contraires aux valeurs chrétiennes.
Une pratique illégale au regard de la loi
Au-delà de la polémique médiatique, la question juridique reste centrale.
Les croix ont été installées sans autorisation sur des terrains publics, ce qui contrevient au principe posé par la loi du 9 décembre 1905, qui encadre strictement la présence de signes religieux dans l’espace public. Le maire concerné a demandé leur retrait, évoquant la possibilité de poursuites si la situation n’était pas régularisée.
Un reportage au cœur de la controverse
La polémique a pris de l’ampleur après un sujet diffusé à la télévision, qui établissait un parallèle entre ces installations religieuses et des actions menées par des groupuscules d’extrême droite dans la région. Cette comparaison a suscité de vives réactions, certains dénonçant un raccourci problématique entre expression religieuse et engagement politique radical. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes et commentateurs ont critiqué ce qu’ils perçoivent comme une confusion entre foi, identité et idéologie.