Tags haineux à l'université Bordeaux Montaigne : plainte déposée, tags effacés -

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Tout ce qu’il faut comprendre

Tags haineux à l'université Bordeaux Montaigne
Plainte déposée, tags effacés

Un contexte politique tendu

Ces tags sont apparus neuf jours après la mort de Quentin Deranque, militant d'extrême droite décédé à Lyon après avoir été roué de coups en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan. Depuis, une guerre des mots s'est intensifiée entre l'extrême droite et l'extrême gauche, se déplaçant notamment sur les murs des universités.

Une mobilisation rapide sur le campus

Dans la journée, le Comité d'action contre l'extrême droite a réuni une soixantaine de personnes pour recouvrir les inscriptions. Le collectif a dénoncé des propos d'une gravité extrême, citant des références à des symboles nazis et des appels au meurtre, réaffirmant sa volonté de défendre une université ouverte à toutes et tous.

La direction porte plainte

L'université Michel de Montaigne n'a pas souhaité faire de déclaration publique, mais a confirmé avoir déposé plainte, une démarche qu'elle dit appliquer systématiquement à chaque découverte de tags dans son enceinte.

📰 Ce qu’il s’est passé

Le 23 février, des étudiants et enseignants de l'université Bordeaux Montaigne ont découvert sur les murs de l'établissement des inscriptions islamophobes et appelant à la haine. Des slogans associés à l'extrême droite, dont des références à la « remigration » et des appels au meurtre, côtoyaient des messages visant une fresque de soutien à la Palestine, allant jusqu'à des formulations évoquant un génocide.